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vendredi 30 mai 2014

BNP Paribas : faire affaire avec Cuba ou l’Iran, pire que blanchir l’argent de la drogue ?


En menaçant d’infliger 10 milliards de dollars d'amende à la BNP selon les informations du "Wall Street Journal", Washington semble placer tout en haut des délits financiers le fait de faire des affaires avec des pays sous embargo.
Jamais le bras judiciaire des États-Unis n’avait menacé de s’abattre aussi lourdement sur une banque étrangère. Washington veut infliger à BNP Paribas une amende record de 10 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros), assortie d’un éventuel retrait temporaire de sa licence bancaire aux États-Unis, assure, jeudi 29 mai, le quotidien économique “Wall Street Journal”. Une somme deux fois plus élevée que les rumeurs qui circulaient jusqu’à présent, et bien plus importante que les 1,7 milliard d’euros que la banque a provisionné à cet effet.
Le montant n’a pas encore été confirmé officiellement, et des négociations ont actuellement lieu. Mais cette menace donne clairement l’impression “que la BNP Paribas a, aux yeux des autorités américaines, eu le comportement le plus condamnable de toutes les banques”, remarque Pascal de Lima, économiste en chef au cabinet de conseil EcoCell.
 
Ce que la banque française risque, pour avoir fait des affaires en dollars avec des pays “ennemis” des États-Unis comme l’Iran, le Soudan ou Cuba dépasse de loin les amendes, même cumulées, infligées à HSBC (1,9 milliard de dollars ou 1,4 milliard d’euros) ou au Crédit Suisse (2,5 milliards de dollars ou 1,89 milliard d’euro). “Le message est que pour Washington, faire du commerce avec des pays sous embargo est plus grave que blanchir l’argent de la drogue [charge retenue contre HSBC, NDLR] ou organiser l’évasion fiscale [dans le cas de Credit Suisse, NDLR]”, explique Pascal de Lima.
“Imposer sa vision de l’ordre mondial”
 
BNP Paribas n’égale cependant pas le record de JP Morgan, qui avait accepté de payer 12 milliards de dollars en novembre 2012, pour son rôle dans la crise des subprimes. Mais les deux affaires sont difficilement comparables. JP Morgan règle non seulement sa propre ardoise mais aussi celles, évaluées à plusieurs milliards de dollars, de Washington Mutual et Bear Stearn, deux banques qu’elle a rachetées après 2008. La banque française ne répond que de ses propres actes.
 
La sévérité des États-Unis à son égard ne peut, alors, se comprendre que “dans le cadre des tensions géopolitiques croissantes”, estime Pascal de Lima. L’économiste ajoute que la Security and Exchange Commission (SEC, gendarme américain de la Bourse) apparaît, à cette occasion, comme le “bras armé économique de la volonté des États-Unis d’imposer sa vision de l’ordre mondial”.
 
Merci le Crédit Suisse !
Si les considérations géopolitiques priment sur le reste, pour cet expert, il n’en demeure pas moins qu’il y a des circonstances aggravantes. D’abord, le “plaider coupable” de Crédit Suisse est passé par là. Dorénavant, Washington veut que les banques reconnaissent ouvertement leurs torts. Pour le “Wall Street Journal”, les négociations en cours pourraient aboutir à une reconnaissance par la BNP de sa culpabilité contre une amende moins élevée. Si les autorités américaines sont aussi menaçantes, c’est qu’elles jugent que la banque française n’a pas été aussi coopérative que d’autres.
 
En outre, dans le cas de BNP Paribas, Washington peut aussi reprocher à la banque d’avoir “fait peser un risque pour les autres déposants”, assure Pascal de Lima. Les États avec lesquels la BNP est accusée d’avoir fait illégalement affaires “sont appelés 'à risque' car leur capacité à rembourser est moins solide que celle d’autres pays”, explique l’économiste. Un défaut de paiement de Khartoum, Téhéran ou autre aurait pu avoir un impact sur l’ensemble de l’activité de BNP. “On a vu des banques entières qui se sont effondrées après une faillite d’État”, rappelle Pascal de Lima.
 
Un risque qui n’existe pas lorsqu’on aide à l’évasion fiscale ou qu’on blanchit l’argent des cartels de la drogue.
http://congo-economie.blogspot.com/2014/05/bnp-paribas-faire-affaire-avec-cuba-ou.html
 

samedi 24 mai 2014

Mensualisation des salaires : pourquoi il est aberrant d'être payé en fin de mois


La France est-elle condamnée à subir la domination de la Chine et des pays émergents ? Doit-elle se résoudre au déclin de son économie ? Ce n'est pas l'avis de Xavier Louy, qui dresse ici un inventaire passionnant du potentiel industriel de notre pays en passant en revue les nombreuses filières et les entreprises françaises qui font la course en tête. Extrait de "Parions France !", de Xavier Louy, publié aux éditions le Cherche-Midi (1/2).

A cet égard, il faut revenir sur la question de la mensualisation des salaires, instituée par Georges Pompidou après l’élection présidentielle de 1969 et qui avait été saluée comme une avancée sociale.
À première vue, il est vrai que le versement d’un salaire mensuel est apparu comme un progrès par rapport à la situation précédente où nombre de travailleurs étaient payés à la journée, à la semaine, voire à la tâche !
Mais concrètement, et on peut s’étonner que les syndicats n’aient pas réagi à cela, les foyers ont dû dès lors attendre la fin du mois pour percevoir une rentrée financière alors qu’auparavant elle tombait chaque jour ou chaque semaine.
Comme dans le même temps de très nombreuses dépenses du foyer doivent être payées d’avance, on se retrouve avec plus de 20 % des familles françaises qui ont des comptes courants dans le rouge et des découverts répétés qui génèrent des intérêts proches de l’usure – autour de 18 % – au bénéfice des établissements bancaires !

Au fait, qu’est-ce qui justifie qu’on doive payer son loyer en début de mois, surtout après avoir versé des cautions représentant généralement deux mois d’avance ? Il en va de même pour d’autres prestations comme les contrats d’assurance auto ou habitation payables un an à l’avance ! Et cela vaut encore pour divers abonnements : EDF, téléphone, Internet…
Bref, il y a un décalage qui frise ici l’iniquité et qui traduit au bout du compte un manque évident de respect pour la valeur travail.
Et ce décalage va à l’encontre du souci actuel de relancer la consommation des ménages, ce que provoquerait indubitablement le versement des salaires en début de mois ou même le versement d’un acompte vers le 15.
La solution préconisée est claire : soit la loi revoit le principe du paiement anticipé de ces diverses prestations : loyers, assurances, abonnements divers ; soit on verse les salaires en début de mois ou à tout le moins des acomptes après quinze jours ; soit on aménage un mixte des deux afin de faire coïncider dans le temps les dépenses et les rémunérations, même si cela doit mécontenter les banques…

Rendre les banques aux déposants

Il est vrai qu’elles n’ont pas bonne presse auprès de nos concitoyens et il faudrait pourtant trouver le moyen de réconcilier les Français avec leurs banquiers tant la défiance qui existait antérieurement s’est accentuée avec l’occurrence de la crise financière de 2008.
Pour y contribuer, on pourrait utilement s’inspirer d’une démarche similaire à celle que nous préconisons pour les entreprises et basée sur la transparence et sur le partage équitable des plus-values d’actifs.
Concrètement, nous proposons de rendre les clients copropriétaires de leurs banques. On sait aujourd’hui qu’il existe des établissements qui rémunèrent les dépôts tout en apportant les services habituels. C’est reconnaître clairement que ce sont bien les clients de la banque qui lui permettent, par leurs dépôts mais aussi par le jeu de la différence des taux – comme on vient de le voir pour les découverts – et par des mécanismes techniques comme les dates de valeur, non seulement de réaliser de substantiels bénéfices comme le révèlent les bilans annuels, mais plus encore d’augmenter leur capital dans le même temps où se multiplient les guichets et les acquisitions immobilières.
Il n’y aurait donc rien de choquant à redistribuer une part du bénéfice ou de la revalorisation des actifs aux clients les plus importants et les plus réguliers dans leurs dépôts après déduction du prix des services, qui font en général l’objet d’un prélèvement automatique, peu discutable au demeurant. Un tel calcul est aujourd’hui facilité par la complète informatisation du système bancaire. Et le mécanisme mis en place vaudrait autant pour les comptes des particuliers que pour ceux des entreprises.
Que chaque année des milliers de clients se voient attribuer une ou plusieurs actions, dont le nominal aura été divisé pour faciliter l’opération, commencera à modifier le rapport de confiance en responsabilisant les uns et les autres et en donnant un meilleur accès aux comptes de ces établissements à l’exemple des relations établies avec ses actionnaires par une société comme Air liquide.
 
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Stéphanie Andrieu a créé avec son associé la société Urbasolar en 2006. Cette entreprise installée à Pérols (34) est spécialisée dans le (...)
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